Le dépôt fossile des Schistes de Burgess

Lewin continue à considérer le cambrien "un événement évolutionnaire", en raison de sa fidélité pour le darwinisme, mais il est clair que jusque-là les découvertes ne peuvent être expliquées selon une approche évolutionniste.
Ce qui est intéressant c'est que les nouvelles découvertes de fossiles font du cambrien un problème d'autant plus compliqué.
Dans son numéro de février 1999, la publication Trends in Genetics (TIG), une revue scientifique de renom a traité de cette question. Dans un article sur un gisement fossile des Schistes de Burgess en Colombie-Britannique au Canada, il reconnaissait que les découvertes de fossiles dans cette région n'étaient d'aucun apport à la théorie de l'évolution.
Le gisement fossile des Schistes de Burgess est considéré comme une des importantes découvertes paléontologiques de notre époque. Les fossiles, de plusieurs espèces différentes découvertes aux Schistes de Burgess, démontrent que ces dernières sont subitement apparues sur terre, sans s'être développées d'aucune autre espèce préexistante retrouvée dans des strates précédentes. La revue TIG rapporte cette importante difficulté en ces termes :
Il pourrait sembler étrange que des fossiles d'une petite localité, quel que soit son intérêt, aient été installés au centre d'un débat féroce à propos d'aussi importantes questions de la biologie évolutionnaire. La raison est que les animaux ont fait irruption dans les archives fossiles avec une profusion stupéfiante durant le cambrien, visiblement de nulle part. La radiométrie de plus en plus précise de la datation et les nouvelles découvertes de fossiles ont simplement accentué la soudaineté et la portée de cette révolution biologique. L'ampleur du changement du biote de la Terre exige une explication. Et malgré plusieurs hypothèses émises, aucune n'a recueilli l'adhésion générale et n'a entièrement convaincu. 1

Le marella :
Un des fossiles de créatures intéressantes découvertes dans le dépôt fossile des Schistes de Burgess
Ces hypothèses "pas très convaincantes" appartiennent aux paléontologues évolutionnistes. La revue TIG cite deux importantes autorités en la matière, Stephen Jay Gould et Simon Conway Morris. Tous les deux ont écrit des livres pour expliquer "l'apparition soudaine de créatures vivantes" d'un point de vue évolutionniste. Cependant, comme l'a également souligné la revue, ni La vie est belle de Gould ni The Crucible of Creation: The Burgess Shale and the Rise of Animals (Le creuset de la création) de Simon Conway Morris n'ont apporté d'explication aux fossiles des Schistes de Burgess ou aux archives fossiles du cambrien en général.
L'apparition simultanée de tous les phylums
Une enquête plus approfondie de l'explosion cambrienne montre qu'elle est à l'origine d'un gros problème pour la théorie de l'évolution. De récentes découvertes indiquent que la presque totalité des phylums, les subdivisions de base des animaux, sont brusquement apparus durant le cambrien. Un article publié dans la revue Science en 2001 dit : "Le début du cambrien, quelques 545 millions d'années plus tôt, a vu l'apparition soudaine dans les archives fossiles de presque tous les principaux types d'animaux (les phylums) qui composent toujours le biote à ce jour." 2 Le même article note que pour expliquer selon la théorie de l'évolution l'existence de groupes vivants aussi complexes et distincts, il aurait fallu retrouver des lits fossiles très riches montrant un processus de développement progressif, mais cela n'a pas été possible :
Cette évolution différenciée et la dispersion auraient également nécessité des antécédents historiques au groupe pour lequel il n'existe aucun relevé de fossiles.3
L'image présentée par les fossiles du cambrien réfute clairement les suppositions de la théorie de l'évolution et apporte la preuve solide de l'implication d'un être "surnaturel" dans leur création. Douglas Futuyma, un important biologiste évolutionniste, admet cet état de fait :
Les organismes sont soit apparus sur terre entièrement développés ou alors ils ne l'ont pas fait. Si cela n'a pas été le cas, ils ont dû se développer à partir d'espèces préexistantes par un processus de modification. S'ils sont apparus entièrement développés, ils ont dû alors avoir été créés par une toute-puissante intelligence. 4
Les archives fossiles montrent clairement que les êtres vivants n'ont pas évolué des formes primitives aux formes avancées, mais au contraire sont soudainement apparus totalement formés. C'est la preuve que la vie n'est pas apparue par des processus naturels aléatoires mais bien par un acte réfléchi de création. Dans un article de l'importante revue Scientific American titré "le Big Bang de l'évolution animale", Jeffrey S. Levinton, un professeur d'écologie et d'évolution de l'Université d'état de New York, admet cette réalité, bien qu'à contrecoeur, par ce commentaire : "Ainsi, quelque chose de particulier et de très mystérieux – quelque "force" puissamment créatrice" – a alors existé." 5
Les comparaisons moléculaires accentuent l'impasse de l'évolution
Ce qui entraîne la théorie de l'évolution dans une profonde impasse lorsqu'il s'agit de l'explosion cambrienne, ce sont les comparaisons génétiques entre les différents taxons des êtres vivants. Les résultats de ces comparaisons révèlent que les taxons animaux considérés, jusqu'à très récemment, par les évolutionnistes comme de "proches parents" sont en réalité génétiquement très différents, ce qui réfute totalement l'hypothèse de la "forme intermédiaire" qui n'existe que sur un plan théorique. Un article publié en 2000, dans les protocoles de l'Académie Nationale des Sciences aux Etats-Unis, rapporte que des analyses d'ADN récentes ont réorganisé les taxons qui étaient habituellement considérés par le passé comme des "formes intermédiaires" :
L'analyse de la séquence d'ADN impose de nouvelles interprétations des arbres phylogéniques. Les taxons que l'on pensait à l'époque représenter des catégories successives de complexité à la base de l'arbre des métazoaires sont déplacés à des positions beaucoup plus élevées à l'intérieur de l'arbre. Ce qui ne laisse aucun "intermédiaire" évolutionnaire et nous force à repenser la genèse de la complexité bilatérienne. 6
Dans le même article, les auteurs évolutionnistes constatent que certains taxons qui étaient considérés comme les "intermédiaires" entre des groupes tels que les éponges, les cnidaires et les cténophores, ne peuvent l'être en raison de ces nouvelles découvertes génétiques. Ces auteurs disent qu'ils ont "perdu l'espoir" de construire de tels arbres généalogiques évolutionnaires :
La nouvelle phylogénie fondée sur la molécule a plusieurs implications notables. La plus importante est la disparition des taxons "intermédiaires" entre les éponges, les cnidaires, les cténophores et le dernier ancêtre commun des bilatériens ou "Urbilateria". ... La conséquence est que nous nous retrouvons avec une grande lacune dans la branche qui mène à l'Urbilateria. Nous avons perdu l'espoir, si courant dans l'ancien raisonnement évolutionniste, de reconstruire la morphologie de "l'ancêtre du cœlome" à travers un scénario comprenant des catégories successives de complexité croissante fondée sur l'anatomie de lignées "primitives" existantes. 7
Les trilobites contre Darwin

Les trilobites qui sont apparus de manière soudaine à l'époque cambrienne ont une structure extrêmement complexe au niveau de l'oil. Celle-ci est composée de millions de particules infimes et un système de doubles lentilles. "La conception d'un tel oil exigerait de nos jours un ingénieur en optique très expérimenté" selon David Raup, un professeur de géologie.
Une des espèces les plus intéressantes des nombreuses différentes autres soudain apparues durant le cambrien est le trilobite, une espèce aujourd'hui éteinte. Les trilobites faisaient partie du phylum Arthropoda et étaient des créatures très compliquées, dotées de coquilles dures, de corps articulés et d'organes complexes. Les archives fossiles ont permis de faire des études très détaillées sur les yeux des trilobites. L'œil du trilobite est composé de centaines de facettes minuscules et chacune d'entre elles contient deux couches de lentilles. Cette structure de l'œil est une véritable merveille de la création. David Raup, un professeur de géologie des Universités de Harvard, de Rochester et de Chicago nous dit que "le trilobite, 450 millions d'années plus tôt, utilisait une telle conception qu'elle nécessiterait aujourd'hui pour la développer un ingénieur en optique, à la fois, performant et créatif."8
La structure extraordinairement complexe, même chez les trilobites, suffit à elle seule d'invalider le darwinisme, parce qu'aucune créature complexe dotée de structures semblables n'a vécu à des périodes géologiques antérieures. Ce qui montre que les trilobites sont apparus sans passer par un processus évolutionnaire. Un article de Science publié en 2001 dit :
Les analyses cladistiques de la phylogénie des arthropodes ont révélé que les trilobites, tout comme les crustacées, sont de "petites branches" assez développées sur l'arbre de l'arthropode. Mais les fossiles de cette prétendue lignée de l'arthropode n'existent pas. ... Même si la preuve d'une origine précédente est retrouvée, il reste compliqué d'expliquer pourquoi autant d'animaux ont dû augmenter de taille et ont acquis des coquilles en un temps aussi court au début du cambrien. 9
On savait très peu de choses de cette situation extraordinaire du cambrien lorsque Charles Darwin écrivait L'origine des espèces. Ce n'est que depuis l'époque de Darwin que les archives fossiles ont révélé l'apparition soudaine de la vie durant le cambrien et que les trilobites ainsi que d'autres invertébrés ont vu le jour simultanément. Pour cette raison, Darwin n'était pas en mesure de traiter le sujet dans sa globalité dans le livre. Mais il l'a effleuré sous l'intitulé : "Sur l'apparition soudaine des groupes d'espèces liés dans les plus basses strates fossiles connues", où il a écrit à propos du silurien (une appellation qui, à l'époque, englobait ce que nous appelons aujourd'hui le cambrien) :
Par conséquent, si ma théorie est vraie, il est certain qu'il a dû s'écouler, avant le dépôt des couches siluriennes [cambriennes] inférieures, des périodes aussi longues, et probablement même beaucoup plus longues, que toute la durée des périodes comprises entre l'époque silurienne et l'époque actuelle, périodes inconnues pendant lesquelles des êtres vivants ont fourmillé sur la terre. Pourquoi ne trouvons-nous pas des dépôts riches en fossiles appartenant à ces périodes primitives ? C'est là une question à laquelle je ne peux faire aucune réponse satisfaisante. 10

Darwin dit, “si ma théorie est vraie, l’époque avant le silurien [le cambrien] a dû être pleine de créatures vivantes”. Quant à savoir pourquoi il n'existait aucun fossile de ces créatures, il a essayé de proposer une réponse dans son livre en se justifiant que "les archives fossiles sont très défectueuses". Mais de nos jours les archives fossiles sont totalement achevées et montrent clairement que les créatures du cambrien n'avaient pas d'ancêtres. Cela signifie que nous devons rejeter cette phrase de Darwin qui commence par "Si ma théorie est vraie". Les hypothèses de Darwin étaient infondées et c'est pourquoi sa théorie est erronée.
Les archives du cambrien anéantissent le darwinisme tout à la fois avec les corps complexes des trilobites et avec l'apparition simultanée d'êtres vivants très différents. Darwin a écrit "Si des espèces nombreuses, appartenant aux mêmes genres ou aux mêmes familles, avaient réellement apparu tout à coup, ce fait anéantirait la théorie de l'évolution par la sélection naturelle"11, c'est-à-dire la théorie qui est au cœur de son livre. Mais comme nous l'avons déjà vu, 60 à 100 différents phylums d'animaux ont commencé à vivre durant le cambrien, tous ensemble et en même temps, sans parler des petites catégories comme les espèces. Cela montre que c'est le cas pour la situation que Darwin a décrite comme "fatale pour la théorie". C'est pourquoi le paléoanthropologue évolutionniste suédois, Stefan Bengtson, qui reconnaît l'absence de liaisons transitionnelles en décrivant le cambrien, fait le commentaire suivant : "Déconcertant (et embarrassant) pour Darwin, cet événement nous émerveillera toujours."12
Il est également nécessaire de traiter la question de la structure composée des yeux des trilobites âgés de 530 millions d'années et restés totalement inchangés à ce jour. Aujourd'hui, certains insectes, tels que les abeilles et les libellules, possèdent exactement la même structure de l'œil.13 Or, cette découverte assène un nouveau "coup fatal" à la thèse de la théorie de l'évolution qui prétend que les êtres vivants se développent d'un état primitif à un état complexe.
L'origine des vertébrés
Comme nous l'avons dit au début, un des phylums qui est soudainement apparu au cambrien est les chordés (Chordata), qui comprend les créatures dotées d'un système nerveux central contenu dans un crâne et une notochorde ou une colonne vertébrale. Les vertébrés sont un sous-groupe des chordés. Les vertébrés, divisés en classes aussi fondamentales que les poissons, les amphibiens, les reptiles, les oiseaux et les mammifères sont probablement les créatures les plus essentielles du règne animal.

Les deux espèce distinctes de poisson de Cambrien: Haikouichthys ercaicunensis et Myllokunmingia fengjiaoa.
Du fait que pour les paléontologues évolutionnistes chaque phylum est le successeur évolutionnaire d'un autre phylum, ils prétendent que le phylum des chordés s'est développé à partir de celui des invertébrés. Mais comme avec tous les phylums, les membres des chordéssont apparus durant le cambrien, infirmant cette assertion depuis le tout début.
Comme nous l'avons déjà dit, des fossiles de poissons du cambrien datant de 530 millions d'années ont été découverts en 1999 et cette surprenante découverte était suffisante pour démolir toutes les assertions de la théorie de l'évolution sur ce sujet.
L'espèce connue la plus ancienne du phylum des chordés datant du cambrien est une créature marine du nom de Pikaia. La longueur de son corps rappelle, à première vue, celui d'un ver. 25 Le Pikaia est apparu en même temps que toutes les autres espèces du phylum que l'on pourrait croire de la même lignée, mais sans formes intermédiaires entre eux. Le professeur Mustafa Kuru, un biologiste turc évolutionniste, dit dans son livre Les vertébrés :
Il ne fait aucun doute que les chordés se sont développés à partir des invertébrés. Cependant, l'absence de formes transitionnelles entre les invertébrés et les chordés poussent certains à mettre en avant plusieurs hypothèses. 14
S'il n'existe aucune forme transitionnelle entre les chordés et les invertébrés, comment donc peut-on prétendre "que les chordés ont évolué sans aucun doute à partir des invertébrés ?" Admettre une hypothèse qui manque de preuves pour la conforter, sans prendre en compte le moindre doute, n'est sûrement pas une approche scientifique, mais dogmatique. Après cette déclaration, le professeur Kuru aborde les hypothèses des évolutionnistes quant aux origines des vertébrés et reconnaît à nouveau que les archives fossiles des chordés ne sont constituées que de lacunes :
Les points de vue cités plus haut sur les origines des chordés et sur l'évolution ont toujours été considérés avec suspicion, car ils ne sont fondés sur aucune archive fossile.15
Les biologistes évolutionnistes prétendent à certains moments qu'il n'existe aucun fossile quant à l'origine des vertébrés parce que les invertébrés ont des tissus mous et ne laissent par conséquent aucune trace de fossile. Cependant cette explication est totalement infondée car il existe une quantité de restes fossiles d'invertébrés dans les archives fossiles. Presque tous les organismes du cambrien étaient des invertébrés et des dizaines de milliers d'exemples de fossiles de ces espèces ont été recueillis. Il existe, par exemple, plusieurs fossiles de créatures aux tissus mous dans les lits fossiles des Schistes de Burgess au Canada. (Les scientifiques pensent que les invertébrés ont été fossilisés et leurs tissus mous sont restés intacts dans des régions comme les Schistes de Burgess en étant subitement recouverts d'une boue dont la teneur en oxygène était très basse.) 16
La théorie de l'évolution suppose que le premier chordé, tel que le Pikaia, était devenu un poisson. Mais, comme pour l'évolution supposée des chordés, la théorie de l'évolution des poissons manque également de preuves fossiles pour la conforter. Bien au contraire, toutes les classes distinctes de poissons sont subitement apparues dans les archives fossiles, entièrement formées. Il existe des millions de fossiles d'invertébrés et des millions de fossiles de poissons ; et malgré cela, il n'existe pas le moindre fossile intermédiaire.
Robert Carroll admet l'impasse évolutionniste sur l'origine de plusieurs taxons parmi les premiers vertébrés :
Nous n'avons toujours aucune preuve de la nature de la transition entre les céphalocordés et les crâniates. Les plus anciens des vertébrés qui sont connus présentent déjà toutes les caractéristiques définitives des crâniates que nous pouvons espérer avoir été préservées dans les fossiles. On ne connaît pas de fossiles qui nous renseignent sur l'origine des vertébrés à machoire. 17
Un autre paléontologue évolutionniste, Gerald T. Todd, admet un fait similaire dans un article intitulé "l'évolution du poumon et l'origine des poissons osseux" :
La première apparition des trois subdivisions des poissons osseux dans les archives fossiles se fait approximativement en même temps. Ils sont déjà très divergents sur le plan morphologique et ont une carcasse très robuste. Quelle est leur origine ? Qu'est-ce qui leur a permis de diverger autant ? Comment en sont-ils venus à porter une carcasse solide ? Et pourquoi ne trouve-t-on aucune trace d'anciennes formes intermédiaires ? 18
Les fossiles rejettent "l'arbre du vivant"
Considérons d'abord l'hypothèse darwinienne. Comme nous le savons, le darwinisme suppose que la vie s'est développée à partir d'un seul ancêtre commun qui a donné naissance à toute sa diversité par une série de tout petits changements. Dans ce cas, la vie aurait dû d'abord apparaître dans des formes très semblables et simples. Et selon la même théorie, la diversification et la complexité croissante des êtres vivants auraient dû se produire parallèlement au cours du temps.
Bref, selon le darwinisme, la vie doit être comme un arbre, avec une racine commune, se séparant par la suite en différentes branches. Et cette hypothèse est constamment soulignée dans les sources darwinistes, où le concept de "l'arbre du vivant" est fréquemment employé. Selon ce concept de l'arbre, les phylums, qui sont les unités fondamentales de la classification des êtres vivants, auraient existé par étapes, comme illustré dans le diagramme sur la page suivante.
Selon le darwinisme, un phylum devrait d'abord apparaître pour ensuite qu'un autre phylum émerge lentement en subissant d'infimes changements au cours de très longues périodes de temps. L'hypothèse darwinienne est que le nombre de phylums d'animaux aurait dû graduellement augmenter. Le diagramme sur la page à droite montre l'augmentation progressive du nombre de phylums d'animaux selon l'approche darwinienne.
Selon le darwinisme, la vie aurait dû évoluer de cette façon. Mais est-ce réellement ce qui s'est passé ?
Certainement pas. C'est tout à fait le contraire. Les animaux étaient très différents et complexes depuis le premier moment où ils sont apparus. Tous les phylums d'animaux connus aujourd'hui sont apparus en même temps, au milieu de l'ère géologique du cambrien. Il s'agit d'une période géologique que l'on considère avoir duré environ 65 millions d'années, il y a approximativement 570 à 505 millions d'années. Mais la période de l'apparition brusque des principaux groupes d'animaux se situe dans une période même plus courte du cambrien, souvent désigné comme étant "l'explosion cambrienne". Stéphane C. Meyer, P. A. Nelson et Paul Chien, dans un article publié en 2001 et basé sur une enquête journalistique détaillée, ont constaté que "l'explosion cambrienne est survenue dans une fenêtre extrêmement étroite du temps géologique, qui a duré pas plus de 5 millions d'années." 19
Il n'existe aucune trace dans les archives fossiles de quoi que ce soit appartenant à la période avant celle-ci, à l'exception des créatures unicellulaires et de quelques autres multicellulaires. Tous les phylums d'animaux sont apparus entièrement formés et de façon soudaine pendant la très courte durée de temps représentée par l'explosion cambrienne. (5 millions d'années sont un temps très court en termes géologiques !)

La théorie de l'évolution soutient que différents groupes d'êtres vivants (phylums) se sont développés à partir d'un ancêtre commun et ont évolué séparément les uns des autres avec le temps. Le diagramme ci-dessus expose cette thèse : selon le darwinisme, les êtres vivants se sont développés séparément les uns des autres comme les branches d'un arbre.
Mais les archives fossiles montrent exactement l'opposé. Comme nous pouvons le voir sur le 2ème diagramme, des groupes différents d'êtres vivants sont apparus tout d'un coup avec leurs différentes structures. Quelques 100 phylums sont soudainement apparus durant le cambrien. Par la suite, leur nombre a diminué plutôt que d'augmenter (parce que certains phylums se sont éteints). (Extrait de www.arn.org)
Les fossiles trouvés dans les roches de cambrien appartiennent à des créatures très différentes, comme les escargots, les trilobites, les éponges, les méduses, les étoiles de mer, les coquillages, etc. La plupart des créatures dans cette couche ont des systèmes complexes et des structures évoluées, telles que des yeux, des branchies et des appareils circulatoires, exactement les mêmes comme ceux des spécimens vivants. Ces structures sont au même moment et en même temps très avancées et très différentes.
Richard Monastersky, un journaliste du magazine Science News a écrit ce qui suit sur "l'explosion cambrienne" qui est un piège fatal pour la théorie de l'évolution :
Un demi milliard d'années plus tôt, ... les formes remarquablement complexes des animaux que nous voyons aujourd'hui sont soudainement apparues. Ce moment, juste au début du cambrien, quelques 550 millions d'années plus tôt, marque l'explosion évolutionnaire qui a rempli les mers des premières créatures complexes pour la première fois au monde. 20
Le même article cite aussi Jan Bergström, un paléontologue qui a étudié les premiers dépôts fossiles du cambrien à Chengjiang en Chine, disant que, "la faune de Chengjiang démontre que les grands phylums d'animaux d'aujourd'hui étaient déjà existants au début du cambrien et qu'ils étaient aussi différents entre eux qu'ils le sont aujourd'hui". 21

Cette illustration dépeint des êtres vivants du cambrien dotés de structures complexes. L'apparition de créatures aussi différentes, sans ancêtres les ayant précédées, infirme totalement la théorie darwinienne.
Comment la terre en est venue à être subitement débordée par un aussi grand nombre d'espèces animales et comment ces types d'espèces différents et sans ancêtres communs ont pu apparaître, sont des questions qui restent sans réponse pour les évolutionnistes. Le zoologiste de l'Université d'Oxford, Richard Dawkins, un des principaux champions de la pensée évolutionniste dans le monde, tient ce commentaire à propos de cette réalité qui sape les bases mêmes de tous les arguments qu'il a défendus :
Par exemple les strates rocheuses du cambrien… sont les plus vieilles dans lesquelles nous trouvons la plupart des groupes invertébrés majeurs. Et nous trouvons plusieurs d'entre eux déjà dans un état avancé d'évolution, la toute première fois qu'ils apparaissent. C'est comme s'ils étaient plantés juste là, sans aucun passé évolutionnaire. 22
Phillip Johnson, professeur à l'Université de la Californie de Berkeley, qui est également un des principaux critiques du darwinisme dans le monde, met en valeur la contradiction entre la réalité paléontologique et le darwinisme :
La théorie darwinienne parle de "cône de diversité croissante", comme premier organisme vivant, ou première espèce animale, progressivement et constamment diversifiée pour créer les niveaux les plus élevés de l'ordre taxonomique. Les archives fossiles animaux ressemblent plus à un cône pareil mis sens dessus dessous, avec des phylums existants au début puis ensuite diminuant.23
Un fossile du cambrien
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Comme Phillip Johnson l'a montré, et contrairement à l'idée répandue que les phylums ont évolué par étapes, tous sont en réalité apparus immédiatement et certains d'entre eux se sont même éteints à des périodes postérieures. Les diagrammes de la page 610 montrent la réalité que les archives fossiles ont révélée à propos de l'origine des phylums.
Comme nous pouvons le voir, durant le précambrien il existait trois phylums différents consistant en créatures unicellulaires. Mais durant le cambrien, quelques 60 à 100 phylums d'animaux différents sont subitement apparus. Mais l'ère qui a suivi, a vu disparaître certaines de ces phylums, seuls quelques-uns ont survécu à ce jour.
Roger Lewin aborde ce fait extraordinaire qui démolit totalement toutes les suppositions darwinistes à propos de l'histoire de la vie :
Récemment considéré comme "l'événement évolutionnaire majeur de toute l'histoire des métazoaires", l'explosion cambrienne a quasiment établi toutes les principales formes physiques des animaux – les Baupläne ou phylums – qui existeraient par la suite, en comptant plusieurs de celles qui ont été "éliminées" et se sont éteintes. Comparé à environ 30 phylums existants, certains pensent que l'explosion cambrienne en a peut-être produit jusqu'à une centaine. 24
1.Gregory A. Wray, "The Grand Scheme of Life", critique de The Crucible Creation: The Burgess Shale and the Rise of Animals par Simon Conway Morris, Trends in Genetics, février 1999, vol. 15, no. 2
2. Richard Fortey, "The Cambrian Explosion Exploded?", Science, vol. 293, no. 5529, 20 juillet 2001, pp. 438-439
3. Richard Fortey, "The Cambrian Explosion Exploded?", Science, vol. 293, no. 5529, 20 juillet 2001, pp. 438-439
4. Douglas J. Futuyma, Science on Trial, Pantheon Books, New York, 1983, p. 197
5. Jeffrey S. Levinton, "The Big Bang of Animal Evolution", Scientific American, vol. 267, novembre 1992, p. 84
6."The New Animal Phylogeny: Reliability And Implications", Proc. of Nat. Aca. of Sci., 25 Avril 2000, vol. 97, no. 9, pp. 4453-4456
7."The New Animal Phylogeny: Reliability And Implications", Proc. of Nat. Aca. of Sci., 25 avril 2000, vol. 97, no. 9, pp. 4453-4456
8. David Raup, "Conflicts Between Darwin and Paleontology", Bulletin, Field Museum of Natural History, vol. 50, Janvier 1979, p. 24
9. Richard Fortey, "The Cambrian Explosion Exploded?", Science, vol. 293, no. 5529, 20 juillet 2001, pp. 438-439
10.Charles Darwin, L'origine des espèces, GF Flammarion, Paris, 1992, pp. 360-361
11. Charles Darwin, L'origine des espèces, GF Flammarion, Paris, 1992, p. 356
12. Stefan Bengston, Nature, vol. 345, 1990, p. 765 (soulignement ajouté)
13.R. L. Gregory, Eye and Brain: The Physiology of Seeing, Oxford University Press, 1995, p. 31
14.Mustafa Kuru, Omurgal› Hayvanlar, Gazi University Publications, 5ème éd., Ankara, 1996, p. 21 (soulignement ajouté)
15.Mustafa Kuru, Omurgal› Hayvanlar, Gazi University Publications, 5ème éd., Ankara, 1996, p. 27
16.Douglas Palmer, The Atlas of the Prehistoric World, Discovery Channel, Marshall Publishing, Londres, 1999, p. 64
17. Robert L. Carroll, Patterns and Processes of Vertebrate Evolution, Cambridge University Press, 1997, pp. 296
18.Gerald T. Todd, "Evolution of the Lung and the Origin of Bony Fishes: A Casual Relationship", American Zoologist, vol. 26, no. 4, 1980, p. 757
19.Stephen C. Meyer, P. A. Nelson, and Paul Chien, The Cambrian Explosion: Biology's Big Bang, 2001, p. 2
20.Richard Monastersky, "Mysteries of the Orient", Discover, avril 1993, p. 40
21. Richard Monastersky, "Mysteries of the Orient", Discover, avril 1993, p. 40
22. Richard Dawkins, The Blind Watchmaker, W. W. Norton, Londres, 1986, p. 229
23. Phillip E. Johnson, "Darwinism's Rules of Reasoning", dans Darwinism: Science or Philosophy par Buell Hearn, Foundation for Thought and Ethics, 1994, p. 12 (soulignement ajouté)
24. R. Lewin, Science, vol. 241, 15 juillet 1988, p. 291 (soulignement ajouté)
25. E. H. Colbert, M. Morales, Evolution of the Vertebrates, John Wiley and Sons, 1991,p. 193 (soulignement ajouté)
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