La classification de la transformation du simple en complexe
est un produit de l’imagination

Prenons en main cette logique évolutionniste formulée dans les propos de Kence. Tout d’abord, l’allégation selon laquelle les êtres vivants évoluent du simple au complexe est un préjugé des évolutionnistes qui ne reflète en rien la réalité. Le professeur américain en biologie Frank L. Marsh, qui a traité ce sujet dans son livre nommé Variation and Fixity in Nature (La variation et le statisme dans la nature), dit que les êtres vivants ne peuvent être arrangés dans une série continue, sans interruption, du simple au complexe. 1

L’apparition subite de presque tous les phylums des êtres vivants pendant la période du Cambrien est l’une des preuves les plus flagrantes qui démontrent l’invalidité des prétentions des évolutionnistes sur ce sujet. De plus, ces êtres vivants, subitement émergés, contrairement aux théories des évolutionnistes, disposaient non pas de structures corporelles simples mais complexes.

Les trilobites qui étaient des êtres complexes, avec leur carapace rigide, leur corps fuselé et leurs organes spécialisés, font partie du phylum d’arthropodes. Les fossiles ont permis de faire des études très détaillées sur la structure de l’œil du trilobite. Cet œil se compose d’une centaine de petites alvéoles, elles-mêmes composées d’une double lentille. La structure de cet œil est un chef d’œuvre de conception. David Raup, professeur en géologie de l’Université de Harvard, Rochester et Chicago dit la chose suivante: "L’œil du trilobite possédait, il y a 450 millions d’années, une structure que seul un ingénieur en optique, de nos jours, ayant suivi une bonne formation et possédant une compétence très poussée, pourrait concevoir."2

Un autre aspect curieux du sujet est la similitude de cet œil avec celui de la mouche actuelle. La même structure d’œil persiste donc depuis 520 millions d’années.

La situation extraordinaire de la période du Cambrien était plus ou moins connue lorsque Charles Darwin rédigeait L’origine des espèces. Même à cette époque, en se basant sur les fossiles découverts, l’apparition d’êtres vivants avec des morphologies très différentes et complexes, pendant la période du Cambrien, était un fait connu. C’est pourquoi Darwin, dans son ouvrage L’origine des espèces, a été contraint de se pencher sur le sujet. La période du Cambrien se dénommait, à l’époque, "période du Silurien". Darwin sous le titre "A propos de l’apparition subite de différentes espèces dans les traces fossiles connues" a traité ce sujet et écrit à propos de la période du Silurien:

Je n’ai aucun doute concernant l’évolution des trilobites appartenant à la période du Silurien à partir d’êtres vivants à coquille ayant vécu auparavant et ne ressemblant à aucun être vivant connu… Finalement, si ma théorie est correcte, avant la formation de la plus ancienne couche silurienne, de très longues périodes ont dû s’écouler, ces dernières étant aussi longues que la durée nous séparant de la période du Silurien. Ces périodes, encore inconnues, doivent déborder d’êtres vivants. Mais quant à savoir pourquoi nous n’arrivons pas à trouver de traces fossiles, je n’ai aucune réponse convenable à fournir. 3

Darwin disait: "Si ma théorie est correcte, la planète devrait déborder d’êtres ayant vécu avant la période du Silurien (Cambrien)." Quant à savoir pourquoi aucune trace fossile de ces êtres vivants n’a été découverte, la seule réponse répétée dans l’ouvrage est l’excuse "de traces fossiles insuffisantes". Or, malgré la richesse des traces fossiles actuelles, l’absence d’ancêtre des êtres vivants appartenant à la période du Cambrien a été révélée. Ceci nous pousse à reformuler la phrase de Darwin commençant par "si ma théorie est correcte": les hypothèses de Darwin se sont révélées erronées et donc sa théorie est incorrecte.

Un autre exemple de traces fossiles, ayant déjà, lors de son apparition, une morphologie très complexe et prouvant la non-évolution du vivant du simple au complexe, est le requin, apparu 400 millions d’années auparavant. Cet être vivant possède d’importantes caractéristiques, comme la possibilité de renouveler ses dents perdues, possibilité que même la plupart des êtres vivants ayant été créés des millions d’années après ne possèdent pas. La ressemblance de la structure de l’œil et la présence de structures et de systèmes identiques chez les mammifères et les pieuvres apparues des millions d’années auparavant sont d’autres exemples.

Tous ces exemples montrent l’inexistence de classification dans l’apparition des espèces vivantes du simple au complexe.

Cette réalité a été démontrée par les conclusions des études menées sur les êtres vivants sur le plan morphologique, fonctionnel et génétique. Par exemple, lorsque la taille et la morphologie sont prises en compte, de nombreux êtres vivants appartenant aux couches inférieures des strates fossiles sont, en comparaison, plus grands que les êtres vivants apparus plus tard (comme les dinosaures).

L’étude des caractéristiques fonctionnelles mène à la même conclusion. Lorsque les développements fonctionnels sont pris en main, l’oreille forme une preuve allant à l’encontre de la thèse de l’évolution du simple au complexe. Alors que la caisse du tympan est présente chez les amphibiens, elle est inexistante chez les reptiles disposant d’un système d’ouïe moins complexe, basé sur un unique osselet.

Les études génétiques convergent aussi vers des conclusions semblables. Les études réalisées ont montré que les chromosomes ne formaient pas un ordre reflétant la complexité des êtres vivants. Par exemple, le nombre de chromosome est de 46 chez l’homme, de 6 chez le crabe de Copépode et de 800 chez le radiolaire (un être vivant microscopique).

1. http://www.icr.org/creationproducts/creationscienceproducts/Variation_and_Fixity_in_Nature.html
2. David Raup, "Conflicts Between Darwin and Paleontology", Bulletin, Field Museum of Natural History, vol. 50, janvier 1979, p. 24
3.Charles Darwin, The Origin of Species, 1859, pp. 313-314


 

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